golfe de gascogne sous spi

golfe de gascogne sous spi

jeudi 22 février 2018

conditions toujours diffiles mais gerables

Fin de journée toujours aussi animée, le vent est toujours très fort et la mer très formée et dans tous les sens. Nous avons trouvé un bon compromis avec le solent et en ciseaux tangonné, ça marche très bien et le bateau est stable. Nous sommes toujours envahis de grains partout. Nous qui pensions arrivé là, naviguer au soleil dans les Alizée profond, c est encore raté pour cette fois. Notre réparation de safran marche très bien, cette après midi nous avons casser l attache du hâle bas de gv et nous avons brêlé avec des bouts et ça aussi ça marche très bien. Le matériel est vraiment mis à rude épreuve avec ces conditions mais avec Franck nous avons des ressources... Nous avons repris l esprit course, les autres aussi souffrent sûrement, on fait le dos rond en espérant pouvoir attaquer et s éclater un peu avant l arrivée.
Bises à tous de la souris Mermon.

ca chauffe

Depuis hier soir ça chauffe sur le bassin, on est pris dans une énorme série de grains qui couvre toute notre zone avec des vents qui varient en direction et en force entre 25 et 45 nds voir plus dans les grains. On a bien sûr fait quelques départs au tas sous spi lorsque ça nous tombe dessus hier soir sans trop de dégâts. On a passé la nuit sous gv seule, impossible de faire autre chose .... ce matin dans une petite accalmie on a voulu remettre le spi et la, nouveau départ au tas suite à la rupture l attache de barre qui retient les safrans. On s est mis à sec d'étoile une partie de la matinée pour réparer. Heureusement que j avais tout le matériel à bord pour le faire. On est reparti avec une nouvelle tentative sous spi mais c est vraiment impossible de le tenir tant les bouffes de vent sont importantes et soudaines. Le ciel est entièrement couvert et des grains il y a partout. On est à nouveau sous gv seule et on essaie de tout remettre en ordre, de sécher le bateau et de se reposer un peu car cette nuit on n a pas dormi du tout. La course est un peu entre parenthèse pour nous pour l instant.
Il semble que cette merde va nous accompagner jusqu'à la fin avec le même type de vent et de grains. Pas drôle du tout. On est un peu déçu bien sûr mais bon on est en forme et tout va bien à bord, on va jouer la prudence.
Franck et jean paul

mercredi 21 février 2018

la souris mermon cavale

Depuis ce matin, le vent s est encore renforcé pour notre plus grand plaisir, autour de 20 25 nds peut être plus car notre anémo sous évalue le vent. La mer est très formée et la souris Mermon est dans son élément, grand voile pleine grand spi, on alterne à la barre toute les 2 heures avec Franck. On a mis en place un petit challenge, le record de vitesse d une part et la meilleure moyenne sur chaque session de barre. Le meilleur c est Franck 17,7 de vitesse et 10,7 nds de moyenne sur 2 heures. Je ne suis pas loin derrière mais bon respect au maître.... normal avec ses années d olympisme sur tornado il est vraiment trop fort, je m incline.... pour l instant.
C est vraiment impressionnant de voir le comportement de notre bateau dans cette mer formée. Il ne demande que ça, dévaler les vagues pleine balle, pour le barreur c est juste un peu fatiguant car il faut rester concentré sur le maintient du bateau dans la vague car à cette vitesse il vaut mieux éviter la sortie de route.
La nuit passée on a été obligé de mettre le pilote car on ne voyait plus rien après le coucher de la lune, il nous a fait quelques frayeurs avec 4 ou 5 départ au lof, donc ce soir on va calmer le jeu et mettre le code 5, le string rouge pour les initiés en espérant que ce sera plus save d autant plus que le vent devrait encore monter.
Tout va bien à bord
Franck et jean paul

ILS ONT CROQUÉ FRIDA

ÇA Y EST
il l'ont grignoté, croqué, bouffé quoi!!...
on attend des nouvelles nouvelles...
Alain

les petits spermatozoides visent tous l’ovule Martinique

Pour ceux qui connaissent la passe du Marin en Martinique, cela ressemble bien au trou de passage qu'un spermatozoide peut faire lorsqu'il va pénétrer dans son objectif ultime pour féconder sa victoir
Si on doit décrire la situation de la course maintenant, c'est exactement cela
On cherche tous à aller droit au but le plus vite possible. Plus de question de stratégie, il s'agit d'aller vite vite vite en direct sur la Martinique.
En tête avec de forte chance d'être l'heureux élu de cette belle insémination, Alexandre Ozon avec son petit bateau de 9.9m est totalement insolent tellement il a d'avance et qu'il bat régulièrement les vitesses maximum sur 4 heures et qu'en plus c'est un solitaire. Respect comme diraient les jeunes d'aujourd'hui.
Puis, à 150km derrière, il y a le premier double suivi de très près par JP Kelbert le second solitaire.
Ensuite un groupe de 8 bateaux assez groupés. Ce groupe est essentiellement constitué des derniers gros bateaux qui sont récemment sortis des chantiers: JPK 10.80 et SunFast 3600.
Puis un groupe de 3 autres bateaux plus petits qui ont leurs chances de gagner en temps compensé: 1 Pogo 30 et 2 JPK 10.10
Puis un groupe de 5 bateaux constitué de 2 gros JPK 10.80, unOfset 32, un JPK 10.10 et la petite souris Mermon
Puis, il y a une flopée d'autres petits spermatozoides dont on ne veut plus en entendre parler et tout ce qu'on leur demande est de rester derrière.
Nous sommes donc actuellement 15eme des doubles Lorient et sommes dans la course pour potentiellement manger les 3 spermatozoides double Lorient de notre groupe afin de viser la 12ème place dans 3 jours....
Mais il faut qu'on aille vite vite vite sans casser car on n'a plus de rechange possible

Les souri

mardi 20 février 2018

ca plane....

Depuis hier la flotte est passée à l attaque dans un vent autour de 20 nds qui devrait monter progressivement. Le jour et le début de nuit on barre à tour de rôle et et le pilote prend le relais car la nuit est toujours très noire après le coucher de lune environ 3 heures après le coucher du soleil. Ça surfe donc très fort et les conditions de vent semblent se maintenir presque jusqu'à l arrivée. Plus de grande option, juste de la tactique, le seul objectif est de se rapprocher le plus possible de la Martinique sur le bord le plus rapprochant. On a vu quelques algues, les fameuses sargasses, j ai même inauguré la perche spécifique algues pour les safrans mais en arrivant par le nord on devrait éviter le pire.
Ces journées à la barre dans les alizés au planning permanent, sont un vraiment sympa, on y vient en partie pour ça, il suffit juste de positionner l étrave dans la vague et le bateau démarre pour un surf que l on essaie de maintenir le plus longtemps, la seconde suivante un nouveau et ainsi de suite. Maintenant pour dormir la nuit c'est une autre histoire... ça bouge et ça fait du bruit. record de vitesse pour l'instant 17 nds,

enfin un grain

Ce matin au lever du jour, enfin un grain. On a réussi à cavaler devant pendant une demi heure avec une pointe à 17 nds, et un bateau qui glisse tout seul. Ça nous a réveillé de notre torpeur de la nuit passée dans un vent faible autour de 14 nds et mis en forme pour la journée

enfin un grain

Ce matin au lever du jour, enfin un grain. On a réussi à cavaler devant pendant une demi heure avec une pointe à 17 nds, et un bateau qui glisse tout seul. Ça nous a réveillé de notre torpeur de la nuit passée dans un vent faible autour de 14 nds et mis en forme pour la journée

le guépard n’est pas le seul felin sur l’eau

Après 18 heures de tests à transformer la souris en guépard, le résultat est mitigé:
On a réussi entre 18:00 TU dimanche et 14:00TU lundi à rester à la même position par rapport aux concurrents direct
Plutôt décevant par rapport à l'énergie dépensée (de jour c'est barrer en continue pour optimiser chaque vague) et aux risques pris (de nuit le pilote automatique ne peut éviter tous les départs au lof)
Alors comme le dit JP nous nous sommes remis dans un mode plus calme qui permet de plus descendre dans le vent car nous sommes les plus au nord de notre flottille de concurrents directs
Mais à ce régime, on perd 0,2 à 0,9 noeuds par rapport à nos concurrents directs
Il faut se mettre à l'évidence, la souris transformée en guépard n'est pas entourée que de gentils chatons désireux de la croquer mais d'un ensemble de félins d'Afrique et d'Asie (lionnes, panthère, hyènes, léopards, tigres) aux dents rallongées et aux griffes sorties prêts à dévorer le petit guépard ...
Mais le guépard attend son heure pour s'enfuir devant

le rythme à bord

Si les 2 premiers jours étaient en mode survie, les suivants se sont organisés pour mieux gérer nos repas et notre sommeil.
Le mode survie des 2 premiers jours veut dire que toute notre énergie est consacrée à faire avancer le bateau tous les 2 en même temps car 4 bras n'étaient pas de trop pour gérer toutes les manœuvres. Pas le temps de manger ni de dormir normalement: on puise sur nos réserves. Mais cela ne peut pas durer trop longtemps. Heureusement, le vent faiblissant nous a permis de passer dans un mode plus durable dans lequel sommeil et alimentation sont suffisants pour durer plusieurs semaines.
Le rythme d'une journée normale se présente ainsi:
En milieu d'après midi, l'un de nous va dormir 2 heures puis après le temps de la transition, le second fait de même de façon à être reposé avant l'arrivée de la nuit. Comme nous sommes dans une période sans lune, on ne peut pas envisager de continuer à barrer la nuit. Cette période avant la nuit sert donc à trouver les réglages optimums avec le pilote automatique en ayant la lumière du jour pour tester cette phase d'automatisation du pilotage. Assez vite la nuit est là et l'un prépare le dîner (plat cuisinés) pendant que l'autre veille sur la marche du bateau. Puis on dîne ensemble dehors sur le pont et l'autre (qui n'a pas préparé le dîner) fait la vaisselle dans un sceau à l'eau de mer. Puis commence les quarts de nuit qui sont soit de 2 heures (si les conditions sont difficiles ou la fatigue trop grande) ou plus généralement de 3 bonnes heures. Entre chaque quart, il y a échange de consigne et des travaux effectues (routage, positions concurrents, communication,...) ainsi jusqu'au quart qui voit le jour. Là, celui qui se lève alors qu'il fait jour commence à prendre la barre pendant que l'autre récupère et traite les fichiers météo. Ainsi, pendant le début de matinée se discute la stratégie de la course et cela peut prendre du temps. On reçoit de la part de l'organisation des fichiers des positions de concurrents toutes les 4 heures (2H, 6H, 10H, 14H et 18H TU). Donc en principe entre 10 et 14 H, la stratégie est définie. On déjeune ensuite ensemble (plat lyophilisé) puis le milieu de l'après midi arrive vite pour recommencer le cycle. Pendant toute cette période diurne, nous tâchons de barrer à tour de rôle car notre pilote automatique n'est pas aussi performant qu'une personne à la barre (on gagne environ 1 noeud de moyenne).
C'est donc principalement la nuit que nous avons le temps d'écrire
Si on veut que les quarts de nuit se passent bien, il faut vraiment être reposés avant de les commencer sinon c'est très difficile de se réveiller plusieurs fois et d'être en pleine capacité de s'occuper du bateau (les 2 premières nuits nous n'avions pas de pilote automatique ce qui nous obligeait à barrer même la nuit)
Dans les faits, les rôles ne sont pas aussi symétriques que cela, JP est plus souvent sur les travaux de préparation de la stratégie et Franck passe beaucoup de temps à barrer.

Quelle vie de Chateau insouciante.

lundi 19 février 2018

descente molle dans les alizee

Cette journée passée sous le soleil des Alizée vent de 12 à 15 nds, même pas un grain a se mettre sous la dent.... la flotte de tête descend dans le vent vent arrière à des vitesses souvent de plus de 1 nds par rapport à nous. On va moins vite dans ce vent, car on ne surfe pas encore, Alors que faire, comment trouver le bon angle pour limiter la casse. Les jpk 1080 et sunfast 3600 notamment, les jpk 1010 également vont vite . On a passé la matinée à faire de la vitesse sur un angle plus serré mais on part plus au nord, et on est déjà les plus nord, on sait que la route est encore longue et qu on aura des opportunités pour descendre avec plus de vent. Ou est la solution... Au vue des classements de 14h on s est beaucoup interrogé avec Franck sur la meilleur formule, on a pris un solution un peu plus largue pour gagner en longitude en attendant un vent plus soutenu à partir de mercredi qui nous permettra de descendre.
Voilà un petit aperçu de nos occupations du jour.... vous avez compris notre seul salut c est 25 à 30 nds prévu pour mercredi .
Bises à tous
Franck et jp

dimanche 18 février 2018

on a enfin trouvé la lune

Nous sommes rassurés car la lune est bien encore autour de la terre
Mais les circonstances sont telles qu'elle suit le soleil avec un très léger décalage
Cela a pour conséquence qu'elle est toute petit et qu'elle se couche presqu'en même temps que le soleil
Conséquence: nuit noir
Certes cela permet de contempler les étoiles mais c'est quand même beaucoup plus dur pour la navigation.

Les souriceaux nocturnes

la souris se transforme en guépard

Le vent de 16-18 noeuds et la direction des vagues assez favorables ( jusqu'à présent, la mer était très désordonnée a cause des différentes variations de vent) permet enfin à la Souris de s'exprimer pleinement.
La caractéristique de notre bateau est d'être très large et plat pour sa longueur (un des plus petit bateau de la course - 9.5 m) et donc très planant. Si on arrive à le faire planer, il est probablement le plus rapide de toute la flotte.
L'expérience acquise en Tornado qui consiste à accélérer le bateau sur un bord plus près du vent puis au fur et à mesure qu'il accélère descendre progressivement dans le vent tout en gardant la vitesse et même parfois en l'accélérant en prenant la vague au bon moment permet de lancer le bateau au planning dans une force de vent qui normalement ne le permettrait pas. Nous avons découvert que cette technique s'applique très bien à la Souris. Cet après midi, nous avons pu faire des pointes à 14 noeuds dans des vents de 16 noeuds alors que si on reste en mode normal, on plafonne à 9 noeuds. Bien entendu cela nécessite un certain doigté dans la façon de barrer car on frôle à chaque fois le départ au lof. Avant la nuit, nous avons essayé de trouver le réglage qui permet de réaliser ce type de navigation en S accéléré avec le pilote automatique. On y arrive partiellement. Et c'est donc en pleine nuit que ce lignes sont écrites à côté du pilote à automatique près à intervenir s'il déclenche un départ au lof (il y en a eu déjà 5 en 2 heures). J'espère qu'au classement de demain matin on verra les résultats de cette conduite rapide mais un peu dangereuse...
La souris se transforme en guépard prête à manger ses concurrents

strategie de la course - suite

Vendredi dernier à affectivement été le tournant de cette régate
Le passage du front que l'on a eu du mal à traverser s'est bien suivi d'un vent d'Est pendant 1 jour et demi. Puis le vent de Nord Est est revenu progressivement aujourd'hui rétablissant ainsi les alizés dans tout la zone jusqu'en Martinique.
On a donc profité de ce vent d'Est pour descendre encore vers le sud en bâbord. Le moment délicat était donc de choisir quand il faut empanner pour prendre la direction de la Martinique. Les calculs des routes optimums nous faisait empanner en fin de journée mais on a décidé de le faire plus tôt pour une raison tactique vis à vis de nos concurrents directs. Dans ces conditions, il est toujours préférable de partir le premier vers la marque car on pourra mieux contrôler les concurrents si on se trouve devant eux que derrière. De plus le bord à tirer est tellement long (900NM) qu'il est très difficile de choisir le moment exact optimum même si nos simulateur semble nous le dire. Les vents jusqu'à la fin de la semaine sont maintenant à peu près fiables, les 2 modèles météo, GFS et CEP, sont maintenant presque d'accord mais la performance que l'on sera capable d'avoir pendant ces 4 jours sur le même bord sont moins certaines. Les polaires que l'on a construites (courbes qui donnent la vitesse du bateau en fonction de l'angle fait avec le vent et en fonction de la force du vent), bien que améliorées de régate en régate, ont encore besoin d'être affinées.
C'est donc vers 13:30 TU que nous avons pris la direction de l'Ouest avec un empannage parfaitement maîtrisé..

dommage que l on ne soit pas partis pour un tour du monde

Après les 2 premiers jours catastrophiques en termes de casses de matériel, les jours qui suivent ont été concentrés sur la réparation et la fiabilité du bateau mais pas que quand même: le spi déchiré le premier jour est à nouveau en état de marche après coutures et collage à la colle époxy, changement des mousquetons par des manilles sur les drisses ou des noeuds de chaises sur les écoutes, les mâchoires de tangons bricoles avec des bouts dynema, la mâchoire sur le mât sécurisé, remplacement des mousquetons du génois belge par des bouts en dynema et Franck a même envisagé de réparer le tangon cassé en deux mais la on avait pas le matériel, l alignement des safrans peaufiné, bref de la fiabilité à tous les étages. On se demande même si on va s arrêter en Martinique ou faire le tour du monde .... on a de quoi pêcher et un régime de bananes qui mûri sur le balcon arrière.
Bises à tous de la souris mermon

une nuit trop tranquile

Vent 12 nds, ciel étoilé, c est une nuit trop paisible sur l atlantique. Nous avons bien dormi, malheureusement à une vitesse trop réduite qui nous amène à regarder sur l arrière plutôt que devant. Dans ce vent léger on est moins performant que les bateaux plus grands et ils sont tous plus grands. Nous voyons donc apparaître notre ami Jacques Amadeo sur son JPK 110 au petit matin. Rien à faire pour l instant...
A la vhf tous les bateaux qui nous rapprochent font la même blague, ils se mettent en mode chat et veulent attraper la souris. Mais la souris ne se laisse pas faire et beaucoup déchantent
Dans la journée on va empanner pour faire route plein ouest sur un bord qui va durer 4 jours avant de plonger sur la Martinique par le nord. On espère de plus éviter la masse de sargasses qui semble encore un peu plus sud....
Mais tout ça peut encore changer.
bises à tous et bon dimanche
Franck et jean paul sur la souris Mermon

samedi 17 février 2018

samedi, deja une semaine de course

Une semaine déjà que l on a quitté Madère, une semaine un peu animée à bord, et qui nous amène pour l instant à la 14ieme place. Pas si mal quand même. Le groupe de tête va être difficile à rattraper, pas trop d'option stratégique qui se dessine, seule solution c est quelques jours à 30 nds pour espérer .... mais bon.
La nuit passée a été difficile, avec beaucoup de manœuvres pour ne pas avancer et 4 heures de pétole qui nous sape le moral et en plus, semble t il, pour nous tout seul. On a cru bien négocier l affaire mais en fait au vue du résultat on n a pas été très bon sur ce coup là .. et on perdu encore pas mal de temps. Ce matin en revanche le vent d est s est établi bien plus fort que les prévisions à 20 - 24 nds, et Franck à la barre à retrouvé ses sensations de tornadiste et fait merveille avec de belles pointes à 15 nds. On a dépassé 2 jpk 10,80 tout surpris de voir la souris Mermon les manger si vite. On est passé tout près sous le vent en se prenant mutuellement en photos, magnifique moment. Ensuite le vent est malheureusement revenu conforme aux grib et l après midi bien calme. On se prépare pour le run final
Tout va bien à bord de la souris Mermon
Franck et jean paul

QUATORZIEME AU DERNIER POINTAGE, DE PLUS EN PLUS FORT...

QUINZIEME AU DERNIER POINTAGE

vendredi 16 février 2018

un peu de strategie de course

Le 10 février lors du départ, nous avions à notre disposition tous les fichiers météo possibles (dont certains faisaient 7Mo) et l'aide d'un routeur professionnel. Avec le progrès très importants fait ces dernières années, maintenant les prévisions sur 1 semaine sont très fiables et les américains proposent aussi des prévisions sur 16 jours bien entendu moins fiables dans cet horizon lointain. Pendant le mois et demi pendant lequel j'ai simulé des routages jours après jours, j'ai quand même constaté que ces prévisions lointaines sont relativement bonnes. Il faut dire que la région sur laquelle on travaille est plutôt facile: un océan sans obstacle avec un anticyclone des Bermudes et des Acores qui protège la partie sud des alizés des possibles perturbations qui peuvent venir du nord et de l'Ouest.
La stratégie définie avec notre routeur était de descendre assez sud très rapidement car la stabilité des alizés pouvait être mise à mal en fin de première semaine. Donc pour éviter de tomber dans une zone sans vent au milieu de l'Atlantique, il fallait être assez sud pour s'assurer que l'on sera déjà dans les ´alizés profonds' si cela se confirme. Qui dit route sud dit route plus longue et dit aussi que pendant toute cette première partie de course notre classement provisoire sera mauvais car il est mesuré par rapport à la distance de l'arrivée. Ceux qui restent sur une route plus directe (proche de l'orthodromie) auront des classements provisoires bien meilleurs (à se demander si cela n'est pas une tactique pour certains de faire du Buz pendant la course). Ce compromis route sud mais route longue est délicat à doser et dépend bien entendu de l'évolution de la météo. Météo que l'on prend plusieurs fois par jour mais avec une capacité de fichiers bien inférieure à ce que nous pouvions faire à terre. Les tailles de fichiers maximum que l'on peut télécharger en mer avec notre téléphone Iridium ne dépasse pas 50 Ko soit 100 fois moins que ce que l'on peut avoir à terre et surtout 1000 fois moins rapide pour les obtenir. Donc une fois en mer, on est partiellement aveugle. Tout le travail fait avant le départ de la course a consisté à définir quels fichiers prendre pour être le moins aveugle possible tout en restant dans des coûts de communication Iridium raisonnables (qui s'élèveront à environ 2000€)
Nous sommes maintenant à mi course et malheureusement les alizés sont effectivement bien perturbés et de façon assez profonde. Notre tactique Sud doit donc payer et l'on devrait sortir devant ceux qui ont fait une route plus directe à Ouest. C'est pour cela que lorsqu'on commençait à voir apparaître ce vent d'Est faible au milieu de notre parcours, on s'est dit qu'il était venu le temps 'de passer à la caisse' afin de tirer les bénéfices de notre stratégie de début de course. Cela s'est vu hier car nous sommes passés de la 20eme place à la 14eme place en quelques heures (et le plus fort c'est qu'on vous avait prévenu). Malheureusement cet arrivée de vent d'Est s'est faite avec un passage de front important (une masse nuageuse de 70NM de long et 30NM de large) qu'il a fallu traverser pour aller chercher ce nouveau vent. Nous sommes restés 4 heures dans les nuages et sans vent (nous avons dû mettre le foc puis le code 5 avant d'enfin toucher ce nouveau vent) ce qui s'est rapidement vu sur le classement 4 heures plus tard car nous rétrogradions à la 18ème place. A 2H00 TU on a enfin touché ce nouveau vent et on a repris une vitesse normale. On espère maintenant que toute la flotte qui est à notre Ouest aura autant de difficulté que nous a traverser ce front. On verra l'évolution des positions dans les heures qui viennent

A suivre donc...

Les souriceaux.